Stop ou encore : DC’s Legends of tomorrow

J’aime les super-héros et les séries télévisées et j’ai voulu croire à Legends of Tomorrow. Quand les premières adaptations de comics DC sur le petit écran sont sorties, j’ai cru que le format permettrait un retour bienfaisant à la source feuilletonesque du Golden Age (les années 1930 à 1950). Depuis, il y a eu Arrow puis The Flash. Je me suis alors dit que, peut-être, le passif de personnages aussi connus était un frein que n’aurait pas Legends of Tomorrow, la créature hybride qui regroupent plusieurs rôles secondaires des deux créations de Greg Berlanti.

Qu’en est-il, six épisodes après le double-épisode tremplin de l’Archer et du Bolide ?

Legends of Tomorrow : qu’est-ce que ça raconte ?

Visuel promotionnel de Legends of Tomorrow.

Après avoir vu le futur, Rip Hunter, un Maître du temps du 22ème siècle, décide – contre l’avis de son Conseil – de stopper le tyran immortel qui fera basculer le monde dans le chaos. Pour accomplir sa mission, il constitue une équipe d’élite qui l’aidera à traquer le méchant à travers le temps et arrêter sa montée au pouvoir. The A.T.O.M., Captain Cold, Heat Wave, White Canary, Firestorm, Hawkgirl et Hawkman saisissent cette opportunité de prendre en mains leur destinée. Parviendront-il à sauver l’Humanité et marquer l’Histoire en devenant les légendes de demain ?

Legends of Tomorrow : découverte du début de la saison 1

Il ne sert à rien d’entretenir le suspens : la baudruche se dégonfle dès l’épisode introductif, et au lieu de s’en libérer, la série multiplie les appels du pied à son matériau source pour palier une inspiration défaillante.

A chaque épisode, Rip Hunter, un « time-master » (ils n’ont pas osé « Time-Lord ») qui a échappé à la surveillance de ses pairs, pose son vaisseau parlant, Gideon, dans une nouvelle époque. Il espère chaque fois arrêter un immortel aux desseins néfastes. Arrêtez-moi si ça vous rappelle quelque chose. D’ailleurs l’acteur anglais qui incarne le chef d’équipe a joué le rôle d’un compagnon du onzième Docteur. Le vilain en question, Vandal Savage, a tué sa femme et son fils au XXIIème siècle sur le chemin de la conquête du Monde. Péripéties sans conséquence.

Dans son aventure, il emmène une équipe, patchwork de vilains (Captain Cold et Heatwave), de héros (The Atom, Firestorm, dans la version Martin Stein/Jefferson Jackson, Hawkgirl et Hawkman), et un entre-deux, Sara Lance, assoiffée de sang depuis qu’elle a été plongée dans un puit de Lazard.

C’est une histoire d’action fantastique, on en attend peu en terme de cohérence, a fortiori quand on ajoute le voyage dans le temps dans l’équation. Rip Hunter le répète à plusieurs reprises : « la ligne temporelle n’est pas fixée », puisque les plus infimes péripéties de chaque épisode pourrait avoir des conséquences insoupçonnés sur le cours de l’Histoire, la grande. Le problème, c’est que dans ces conditions, plus aucun combat, aucune course contre la montre, aucune quête n’a réellement d’enjeu, puisqu’elle est potentiellement défaite à chaque épisode.

Si la quête principale des héros perd son importance, que reste-t-il ? Les considérations verbeuses sur le Temps, ce que c’est, ce qu’il fait aux gens et aux choses. Et l’introspection des personnages, si on peut utiliser ce mot-là pour accuser encore des figures qui étaient déjà des archétypes. Plusieurs membres de l’équipe se sont d’ailleurs déjà confrontés à leurs années de jeunesse mais ça ne fait que renforcer leurs inclinations latentes.

Captain Cold incarne l’intelligence calculatrice, Heatwave la volonté de puissance débridée. Jefferson le quaterback est le membre d’équipe enthousiaste, tempéré par l’expérience du Professeur Stein. Ray Palmer (qui a déjà joué dans Superman Returns et la série Chuck) incarne l’assurance du scientifique, tandis que Shayera/Hawkgirl est occupée à son deuil, et Sara Lance est l’ambigu nécessaire, le facteur le plus humain (elle n’a ni superpouvoir, ni technologie, ni magie pour se défendre). Quant à Rip Hunter, il n’a rien qui justifie son statut de chef. D’ailleurs, son équipage piétine son autorité à toute occasion, il semble apprendre d’eux plus que l’inverse. Il n’a même pas pour lui de se poser de bonnes questions. Hawkman est une dose de testostérone inutile (il y en a déjà trop à bord).

On en viendrait à souhaiter que Chronos, chasseur de primes qui veut ramener Rip Hunter aux Maîtres du Temps les rattrape une bonne fois pour toutes. Ça, ce serait un rebondissement inattendu.

Stop ou encore ?

Je ne suis plus Arrow que d’un œil. The Flash tient toujours la route, mais paraît engagé dans une fuite en avant qui lie enjeu dramatique et puissance de l’adversaire. Loin d’être la bouffée d’oxygène qui pouvait sauver le continuum DC/CW connu sous le nom de Arrowverse, Legends of Tomorrow en cumule les défauts sans trouver sa voie propre. Pour preuve, ils grillent les cartouches ( comme la traversée du futur dystopique) avec une désinvolture qui laisse dubitatif. C’est donc un stop en ce qui me concerne.

Et vous, qu’avez-vous pensé de Legends of Tomorrow ?

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